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Infos pratiques

Mairie de Saint-Martin-de-Ré

Maire : Patrice Déchelette
Place de la République BP103
17 410 Saint-Martin-de-Ré
Tél. 05 46 09 38 90
Fax. 05 46 09 08 71
Email : Cliquez ici pour nous contacter
Horaires d'ouverture :
Lundi à jeudi : 10h-12h / 14h-17h
Vendredi : 10h-12h / 14h-16h
Samedi : 10h-12h
Police municipale : 0546091535
Capitainerie : 0546092669
Camping municipal : 0546092196
Musée Ernest Cognacq : 0546092122
Office de tourisme : 0546097452
Exposition Drouart : Graveur de couleurs au musée Ernest Cognacq

Présentation

Qu'est ce qu'un service des collections?

Le service des collections d’un musée a pour missions d’inventorier, d’étudier et de conserver les collections

L’inventaire : chaque objet acquis à titre gracieux ou onéreux, récemment ou anciennement, doit être inventorié. C’est l’attribution d’un numéro d’inventaire qui lui confère une existante légale.

L’étude : pour pouvoir exposer un objet, il faut pouvoir en parler. Par ordre d’intérêt muséographique, les objets sont donc étudiés un à un : reconnaissance des matériaux, biographie des auteurs, définition de la provenance, de la datation, du contexte de création, de fabrication, mode et date d’entrée dans les collections,…

La conservation : Le musée ne restaure pas, il conserve. Il met tous les moyens en œuvre pour assurer à l’objet des conditions de conservation idéales et ainsi lui assurer une pérennité. Des constats d’état détaillés et réguliers sont réalisés pour chacune des œuvres du musée. Des gestes simples de conservation préventive comme le dépoussiérage ou le conditionnement sont effectués.  Lorsque la conservation préventive ne suffit pas, que l’intégrité de l’objet est menacée, une  restauration (geste curatif) est réalisée par des spécialistes (restaurateurs agréés par la Direction des Musées de France).

Au Musée Ernest Cognacq, le travail d’inventaire systématique des collections du musée commencé lors de la fermeture en 2004, devrait se poursuivre jusqu’en 2011. Le défi sera alors de traiter les 35 mètres linéaires d’archives et  les quelque 6000 volumes de la bibliothèque.

Autres missions du service des collections : collaboration aux expositions, accueil des consultants archives, gestion des œuvres en dépôt ou en prêt…..

Découvres nos collections en images en cliquant sur ce lien :

http://www.alienor.org/musees/index.php?/fre/La-liste-des-villes/Saint-Martin-de-Re/Musee-Ernest-Cognacq/Collections

 

Inventaire d’un fonds encyclopédique

Les actes individuels de générosité du 20e siècle venus se greffer aux fonds originels Phélippot et Atgier ont contribué à développer l’intérêt mais aussi l’éclectisme des collections du musée. Depuis une vingtaine d’années, la municipalité et l’Association des Amis du musée orientent leurs efforts vers une politique d’acquisition plus cohérente.

Pour des raisons de recherches et de logistique, les collections sont classées par discipline. Visite dans les réserves du musée.

Archéologie et Histoire Naturelle

Conservant les éléments les plus anciens, les collections archéologiques proviennent essentiellement de fouilles rétaises. Les pièces les mieux connues sont celles provenant des sites du Peu-Pierroux et de l’abbaye des Châteliers. Le musée détient notamment une urne funéraire néolithique ainsi que de nombreux carreaux de pavement. Une bonne partie du mobilier archéologique reste encore à étudier : céramique, bijoux ainsi que l’importante collection lithique du Dr Atgier.

Moins importante qu’elle ne l’était avant d’être cédée à l’école des garçons de Saint-Martin-de-Ré, dans les années 1940, la collection d’histoire naturelle se compose essentiellement de matériel ostéologique humain et animal, de mobilier paléontologique utile aux études comparatives du Dr Atgier ainsi que de divers spécimens inclassables comme un fœtus anencéphale momifié (absence de calotte crânienne)

Arts et Traditions populaires

Outils, vêtements, accessoires et objets domestiques se retrouvent dans la section arts et traditions populaires de l’île de Ré. Mémoire de traditions, gestes et savoir-faire disparus, ces objets révèlent aussi l’inventivité des Rétais, comme en témoigne un hochet, fabriqué en osier tressé et renfermant quelques coquilles de bigorneau. Ce sont tous les événements de la vie sociale (naissance, mariage, deuil...)  qui peuvent être illustrés, notamment grâce aux dons et dépôts survenus au cours du 20e siècle et principalement axés sur la vie locale.

Encore à tort associé au musée naval, le musée Ernest Cognacq conserve effectivement une collection de maquettes de bateaux et objets marins, mais rien qui ne puisse être rattaché à l’histoire maritime de l’île si ce n’est un don récent de maquettes réalisées par le célèbre architecte naval local Fernand Cazavant. Néanmoins les instruments de navigation comme la boussole de Nuremberg récemment offerte par l’association des Amis du musée, permet d’évoquer l’aventure maritime à laquelle de nombreux rétais ont participé. (Le plus célèbre d’entre-eux étant Nicolas Baudin parti en 1800 à la découverte de l’Australie sur ordre de Napoléon Bonaparte)

Mais le musée c’est aussi une collection de meubles 18e et 19e, ne provenant pas nécessairement de la région mais susceptibles de servir d’éléments scénographiques, de mise en ambiance.

Les collections d’armes et de monnaies, importantes numériquement  sont mal connues scientifiquement à ce jour.  Certaines pièces liées au Siège de l’île de Ré en 1627 ont été identifiées : boulets (ramé ou en grappe), jetons… mais l’essentiel reste à étudier.

L’ethnographie extra-européenne

Les collections d’ethnographie extra-européenne proviennent des continents africain, asiatique, océanien et sud-américain. De nombreux casse-tête canaques côtoient des accessoires de costumes asiatiques et autres chinoiseries destinés aux premiers touristes de la fin du 19e siècle. Loin de ces objets standardisés destinés à la vente, le fleuron de la section est un byéri Fang, statue reliquaire ethnique.  Posé sur le couvercle d’un panier, il veillait sur les ossements des ancêtres fondateurs du lignage. Lors de grandes occasions (conflit, maladie, naissance) les hommes de la tribu le consultaient à des fins divinatoires. Près d’un siècle plus tard, comme toutes les statues reliquaires gabonaises, ce byéri suinte encore le mélange à base d’huile de palme dont il a été enduit.

Beaux-arts et Documents graphiques

Le fonds originel de peinture représente essentiellement des portraits du 18ème siècle qui restent désespérément muets. Ne dévoilant ni leur auteur ni l’identité de leur sujet, à quelques exceptions près, ils se rendent ainsi difficilement intégrables dans un discours sur l’histoire de l’île de Ré. En revanche, ces toiles contribuent efficacement à une mise en ambiance ; La toilette de Vénus est une grande œuvre raffinée du 18e siècle, qui reflète les goûts des riches bourgeois pour la peinture de chevalet.

La dernière décennie du 20e siècle a été consacrée à l’acquisition d’oeuvres d’artistes rétais incontournables comme Louis Suire, Tatave, William Barbotin, Jean-Franck-Baudoin…. Sans oublier l’importante donation du peintre Raymond Enard, ni les témoignages ethnographiques peints par Raphaël Drouart.

La collection graphique est numériquement la collection la plus importante du musée : près de 2500 gravures, dessins, photographies et cartes postales. La section cartes et plans de la collection graphique permet de suivre l’évolution géographique et urbanistique de l’île et de la côte depuis le 16e siècle. Il convient de remarquer la précision d’une carte manuscrite de 1742, signalant les éperons rocheux marins, les parts agricoles  en vignes et en marais comme le bâti existant. La qualité esthétique et didactique de la série dite des 5 forts nous entraîne à la découverte des fortifications de l’île avant et après Vauban.

Sans être uniquement centrée sur l’île de Ré, la cartographie du musée Ernest Cognacq conserve également des cartes d’Europe du Nord, utile sans doute aux marchands rétais en commerce avec les pays scandinaves.

La Céramique

La qualité et le nombre des céramiques en font une des collections les plus importantes du musée. Les plus grands centres faïenciers français et leurs poncifs sont présents : les grotesques de Moustiers, la corne d'abondance de Rouen, le moustique de La Rochelle, les faïences politiques des Islettes… Les faïences de Delft aux décors bleus européens ou asiatiques se donnent rendez-vous avec les porcelaines chinoises de la famille rose sous l'égide de la Compagnie des Indes hollandaise. L’intérêt de plusieurs pièces de porcelaine chinoise a été démontré en 2004 par leur présence dans une exposition régionale itinérante : « Archéologie chinoise, trésor de la région du Guangxi ».

 A travers cette collection, c'est toute l'effervescence des liens maritimes avec l’Europe du Nord et l’Asie, et dont Saint-Martin-de-Ré était le théâtre, auquel nous assistons.

Les Archives et la bibliothèque

Enfin l’inventaire du musée serait incomplet si nous n’évoquions pas les fonds bibliothèque et archives. Ce fonds aujourd’hui utilisé par une petite poignée de chercheur sortira de l’ombre lors de l’ouverture du centre de documentation. Le public pourra alors consulter les 6000 ouvrages de la bibliothèque régulièrement enrichie par des acquisitions sur des thématiques générales (île de Ré) ou plus précises (l’œuvre de Vauban…)

On peut imaginer que les plus belles pièces de ce fonds, dont 2 incunables et des lettres royales adressées à des sujets rétais, pourraient être exceptionnellement dévoilées.