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Après la fermeture des bagnes portuaires de Toulon, Brest et Rochefort, le gouvernement français décide d’ouvrir des bagnes coloniaux en Guyane, de 1852 à 1938, et en Nouvelle-Calédonie, de 1867 à 1897. Cette nouvelle politique répond à deux utopies de l'époque : le développement colonial et l’élimination de la métropole des indésirables qui pourront par ailleurs bénéficier du salut par le travail.
À partir de 1873, Saint-Martin-de-Ré devient l’antichambre de ces bagnes, là où les condamnés attendent d'être expédiés outre-atlantique.
La muséographie très moderne de l'exposition fait du visiteur non seulement un observateur mais également un témoin voire un acteur virtuel de l’histoire ici racontée. Et pour mieux l’immerger dans la réalité de ce passé, l’image et le son sont très présents : des films d’archives inédits, des extraits de reportages radiophoniques, des photos, des bruits et des ambiances sonores restituent une part de l’environnement politique, culturel et social de cette période.
Le caractère inédit des images et des films présentés, le choix d’un musée tourné vers les nouvelles technologies font que cette exposition jette un nouveau regard sur l’histoire pénitentiaire française.
Il ne s’agit pas de faire revivre le drame de ce pan de l’Histoire nationale mais de dégager de la visite des outils pour s’interroger et pour débattre.
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